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HÉLÈNE BOUDREAU PARTAGE L'OEUVRE D'ART QU'ELLE A FAIT AVEC SA PHOTO DE FINISSANTE

30 avr 2021 à 18h25      PourElle
Hélène Boudreau a décidé de partager le résultat de son œuvre d'art fait à partir de sa « fameuse » photo de finissante, elle a voulu démontrer son originalité son audace, voici son message ainsi que le résultat de son œuvre plus bas :

« Salut tout le monde,

J'aimerais prendre quelques minutes pour vous expliquer un peu plus en détail la démarche artistique qui se trouve derrière mon œuvre synthèse que je vais vous montrer. Pour ça, je dois contextualiser le tout. Plusieurs d'entre-vous me connaissez depuis peu à cause de tout ce qui s'est passé avec l'UQAM. Pour moi, cet événement médiatique a été révélateur. Il a révélé deux phénomènes qui sont loin d'être nouveaux.

Le corps des femmes encore en 2021 doit être censuré. Pour être une finissante, on doit «fitter» dans la catégorie d'être «une bonne fille respectable''. Mais c'est quoi être une bonne fille respectable ? Je suis loyale, fiable, ambitieuse, sociable, gentille. Mais parce que je montre le dessous de mes s*ins, on doute de moi, de mes compétences. On me classifie comme une p*tain. Que ce soit de porter le foulard islamique ou de montrer le dessous de ces s*ins, le corps de la femme est un sujet tabou dans notre société. Il doit être caché, mais pas trop. Il doit être sexy, mais pas trop. J'ai eu de la difficulté à accepter mon corps et j'ai encore de la difficulté aujourd'hui à l'accepter. Montrer mon corps sur les réseaux sociaux me permet de me l'approprier et surtout d'en être fière. C'est mon corps et c'est mon choix que de le montrer ou non.

Les travailleuses du s*xe sont victimes d'hypocrisie de la part de la société. On consomme de la po*n*graphie. On aime aller dans les bars de d*nseuses. On aime la compagnie d'une esc**te. MAIS prend garde si tu es cette fille qui est d*nseuse ou p*rn star. La société empêche les travailleuses de l'industrie du s**e de s'émanciper, d'être fière de ce qu'elles font et de qui elles sont. La société couvre de honte les femmes qui s'affirment dans cette industrie.
Je suis contre l'exploitation s**uelle. Je suis contre la p*rnographie juvénile. Je suis contre beaucoup de choses dans l'industrie du s**e. Je sais très bien que ce monde n'est pas parfait et ce n'est pas ce que j'essaie de dire.
Ce que j'essaie de dire, c'est laissons les femmes être libres. Libre de choisir pour elles-mêmes. Libre d'être elles-mêmes dans un univers dominé et majoritairement dicté par les hommes.

Voilà pourquoi je suis heureuse de vous partager une oeuvre qui pour moi symbolise ce mouvement d'émancipation des femmes et surtout des travailleuses du s**e. Les travailleuses du s**e sont plus que des femmes objets. Ce sont des mères, des épouses, des amies, des artistes, des étudiantes.
Le travail que je vais vous montrer représente mon originalité et mon audace. J'ai opté de pixeliser ma photo de finissante, parce que selon moi, la pixellisation représente bien le monde virtuel, c'est là que se déroule mon travail tant sur Instagram qu'*nlyf*ns. Toutefois, le fait de créer cette œuvre pixelliser à partir de vrai petit carré tangible représente bien comment ma vie fictive des réseaux sociaux est en interaction avec ma vraie vie. La société nous dicte depuis jeunes de fiter dans un moule moi je dis soyez fière de qui vous êtes même si vous sortez du petit carré institutionnel 🙌🏻🙏🏻 »

Voici son Art:


Crédit photo: Instagram @iamhelly23official
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